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Projet d’Appui aux Communes Rurales

Le PACR-T intervient depuis quatre années dans 27 communes des cercles de Tombouctou (5), Diré (13) et Gourma Rharous (9). En plus du renforcement des capacités des acteurs de la décentralisation et de la mise œuvre des outils d’appui à la bonne gouvernance locale, la subvention des budgets des communes représente une dimension essentielle de son intervention. Par le biais de cette subvention qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, les communes ont réalisé au cours de ces trois dernières années de nombreux infrastructures et équipements collectifs dans les villages et fractions. Au regard des investissements réalisés à ce jour, nul ne conteste la contribution remarquable de ce projet à la réduction de la pauvreté. Du reste, une question essentielle reste jusqu’alors pendante : dans quelle mesure, la mise en œuvre de ces investissements qui s’est déroulée sous la maîtrise d’ouvrage des communes a pris en compte les demandes des communautés les plus pauvres ? L’objectif de la présente étude était alors d’apporter des éléments de réponse à la question cruciale. On est d’avis que toutes les communautés de la zone du projet sont pauvres ; mais elles ne sont pas toutes au même degré de pauvreté. Alors, comment et à partir de quels critères allons déterminer les plus pauvres d’entre elles ? Les méthodes conventionnelles basées sur le revenu ou sur l’Indice du Développement Humain (IDH) ne sont pas opérationnelles à l’échelle des villages et des fractions, en l’absence de données statistiques désagrégées et fiables. La difficulté majeure dans la mise en œuvre de cette étude était avant tout d’ordre méthodologique. Afin de pallier cette situation, de manière tout à fait atypique, une méthodologie consensuelle a été adoptée. Elle se présente comme suit dans ses grandes lignes : définir la perception de la pauvreté du point de vue des bénéficiaires ; sur la base de cette perception locale classer les villages et les fractions de chaque commune du plus pauvre au moins pauvre ; classer les différentes communautés à l’intérieur de chaque commune en trois classes de pauvreté : les 25% les plus pauvres, les 50% intermédiaires et les 25% les moins pauvres.
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